My Tailor is rich!

mars 18, 2008 at 2:06 (Musique)

free music

Quittons maintenant cet univers torturé pour rejoindre une atmosphère plus légère, électrisée et enfumée

wt.jpgEn 2005 un artiste Français éclaire la scène Electro / Trip Hop française avec la sortie d’un premier album au style acoustique, mariant trip-hop, electro et hip hop avec merveille. Envoûtant, brillant, sensuel il s’appelle Wax Tailor et son album s’intitule Tales of the forgotten melodies.

L’artiste ne se cantonne jamais à un style mais innove sans cesse en mêlant les ambiances, les époques et les genres. Les extraits sonores de films d’après guerre scratchés et samplés à une instrumentation acoustique et mélodieuse sont maintenant devenus sa signature.

Wax Tailor mixe les sons, mixe les voix. Et nombreux sont les invités qui la lui prêtent, Sharon Jones, The Herballizer ou Ursula Rucker donnent ainsi une nouvelle dimension à son l’œuvre.

Slalomant entre instruments à cordes,bits endiablés, samples mythiques et extraits cinématographiques maîtrisés, Wax Tailor nous guide vers son univers mais laisse la lumière du couloir ouverte, pas d’anxiété dans cet univers parfois sombre, mais une sérénité qui prend aux tripe les amateurs de Hop.

Sur scène l’homme est caché derrière un ordinateur et 2 platines futuristes2_wax-tailor.gif, un violoncelle est posé au milieu, on en jouera pour certains morceaux, un micro est là aussi, une chanteuse chantera.

Car il n’y aurait de Wax Tailor sans la voix envoutante qui l’accompagne sur ses deux albums : Charlotte Savary apporte une touche aérienne et mélancolique venant compléter l’œuvre d’un compositeur déjà culte.

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Ca ne pouvait être qu’eux

mars 17, 2008 at 1:45 (Musique, Radiohead)

Et oui, difficile pour moi de faire autrement que d’écrire le premier article musical de ce blog sur un autre groupe que Radiohead.

Quel autre groupe pourrait se targuer d’être à la fois l’histoire et l’avenir de la pop musique? Avant-gardiste et pourtant tellement en phase avec l’évolution de notre monde, Radiohead est le paradoxe d’une équation impossible à équilibrer et pourtant résolue.

Nous nous étendrons un jour sur l’essence même du groupe, sur sa substantifique moelle.

Mais pas aujourd’hui.

radiohead2.jpg

Aujourd’hui, nous sommes le 10 Octobre 2007, 4 longues années après la sortie de Hail to the Thief : In Rainbows fait sa sortie. Je fouille les bacs de la Fnac, du Furet du Nord : rien. L’album est bel et bien sorti mais, pied de nez à l’industrie du disque, sous forme totalement digitalisée. L’album est disponible en téléchargement, donnez ce qu’il vous plaira ma p’tite dame semble haranguer Thom Yorke.

Outre la forme qui révolutionne, le fond est une nouvelle démonstration de force du groupe. Comment créer sans stagner? La réponse est là, sous la forme de 10 nouveaux titres. Si le groupe tire la langue à l’industrie du disque, il fait aussi sa plus belle grimace à la musique de ces 20 dernières années. Le refus de s’enfermer dans un style dépressif, acoustique et instrumental, la volonté d’évoluer, de toujours créer et non copier sont les fondements qui font de Radiohead un groupe hors du commun.radiohead.jpg

Première écoute. Comme toujours. Déception. L’oreille n’est pas prête, les informations sont trop nombreuses pour le cerveau, les morceaux tranchent tellement avec le précédant album. Réécoute. Rien ne change. Si, 3 ou 4 tracks sortent du lot mais pour 4 ans d’attente c’est trop peu.

Je range l’album. A vrai dire, je ferme le fichier. Je le réécouterai plus tard, plus on connaît le groupe, plus on sait qu’il se mérite.

Nouvelle écoute, je suis enfin touché par la Grâce. Video-tape, son piano aux allures d’outre-tombe, la mélancolie qui s’en dégage, la voix de Thom Yorke aquatique, et ce piano. Ça y est, je rentre dans l’album, je viens d’entrouvrir la porte. Et comme avec Radiohead on ne fait rien comme tout le monde, j’y entre par la porte de derrière, la dernière piste.

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Je décide de continuer ma visite de cette maison paradoxale, lugubre et éclatante de lumière.

Une guitare et une batterie m’accueillent pour me présenter Jigsaw Falling Into Place. Ceci n’est pas un morceau de musique aurait annoté Magritte, car ceci n’est résolument pas un morceau, mais une fuite en avant contrôlée dans son moindre détail. Ne cherchez pas de couplet ou de refrain ici, le morceau s’écoute et se comprend mesure après mesure, on suit à l’aveugle le chemin que le groupe découvre avec nous. Une incroyable montée en puissance.

Après la prise d’adrénaline, le groupe nous invite à déconstruire un château de carte. Le calme et la sérénité sont là, la guitare a changé, la voix de Yorke s’est calmé, Phil Selway a mis la caisse claire en sourdine, il n’y a qu’ fermé les yeux et savourer.

Puis c’est le tube, l’incontournable morceau de Radiohead que les publicistes, réalisateurs, metteurs en scène, journalistes vont s’approprier pour illustrer leurs messages. Retour 3 albums plus tôt, Reckonner est un titre insolemment électro incroyablement réussi, la voix de Thom ultra digitalisée, les arrangements guitare mêlés aux samples font entrer ce morceau au panthéon de la pop électro progressive. Il rejoint Idiotheque, préambule de l’avenir du groupe.

Le groupe nous invite ensuite à prendre une douche avec Nude, Weird Fishes, All I Need, Faust Arp. Seulement la douche est écossaise, Radiohead fait souffler la quiétude et la colère dans un quadriptique, qui emmène l’auditeur au bord de la rupture, mais clé de voute de cet album clair obscur, en lui tenant la main avec douceur.

radiohead3.jpg

Body snatcher, pourrait tout aussi bien s’appeler heart snatcher tant le morceau touche profondément. Mise en abîme de tout l’album, le morceau mêle à nouveau avec finesse l’électro et l’instrumentale pour un morceau en deux parties. Moitié garbage music, moitié révolte. Nous non plus nous ne voyons plus de lumière dans ce 21 ème siècle.

Enfin l’album termine sur le seuil par un titre rassurant, ou le groupe fait jouer cette fois-ci boite à rythme minimaliste et guitare brulante et délicieusement funky. Saut périlleux réussi.

Ma visite s’est faite à l’envers mais, vous l’aurez compris, le groupe se délecte tellement de brouiller les pistes qu’il y a autant de visites possibles que de possibilités pour leur prochain album.

Un conseil, entrez par la fenêtre

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Premier Pas dans le Web 2

mars 15, 2008 at 11:11 (Préambule)

Bonjour à toutes et à tous, errants insomniaques, employés avec un accès Internet dans votre bureau et pas de patron derrière votre dos, geeks de passages, collecteurs de blogs, cuisinières à la recherche de la nouvelle petite recette qui fera fondre vos convives (entre nous, je ne sais pas comment vous avez fait pour débarquer ici mais vous êtes aussi les bienvenues) , veilleurs de blogs dans une agence de pub, amis, parents, fans de trip-hop, de ciné, de pop-electro-psyché-destructurantes, d’œuvres d’art islandaises, de cheloutries en tout genre Bonjour à vous tous.

J’avoue que pour l’instant, j’ignore légèrement quelle tournure vont prendre les événements, et oui mes profs de lettre moderne, d’histoire, de géo, de culture G, nous l’ont toujours dit : on ne part pas sans un plan. Et bien aujourd’hui je tue le père et je pars en freestyle, au pire, si tout capote, si tout par à vau l’eau, si ce blog se barre en sucette, j’en referai un, c’est aussi ça l’ère de la consommation, tu peux te permettre de faire n’importe quoi, d’échouer, tu peux tout arrêter pour recommencer quelque-chose, et cela indéfiniment.

Donc pas de plan, mais quand même une intro. Parce que mine de rien, ce premier post semble être un petit concentré de ce qui vous attend, ou du moins ce qui m’attends si je suis le seul à lire ce blog. Donc au programme : de la musique, du cinéma, du théâtre, des blagues décalées, des expressions désuettes dont je raffole, et surement quelques réflexions sur LE MONDE DANS LE QUEL NOUS VIVONS.

Voilà pour les pistes, après on va peut être élargir, mais le but n’est pas de vous raconter les querelles entre ma langoustine domestique qui s’appelle Brice et mon chien qui s’appelle Denis (–> voilà exactement le genre de blagues débiles que vous allez retrouver partout, fuyez avant d’être contaminés), ou mes super vacances à la Bourboule. ,

Je tiens aussi à vous le dire une bonne fois pour toutes : CECI N’EST PAS UN BLOG DE CUISINE!

C’est vrai, je complexe mort sur ces blogs de gens qui en plus de savoir faire des trucs super bon, font des trucs qui ont l’air super bon.

Perso, voilà la dernière chose que je viens de faire à manger préambule :

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Vous comprenez pourquoi…

Si vous me le demandez je vous laisserai la recette de la tchatchouka version maman en commentaire, mais ce sera j’espère pour le bon gout esthétique de ce site la seule et l’ultime photo de ce que je sais cuisiner mais pas présenter.

Voila pour l’introduction, c’est parti un peu dans tous les sens, j’aurai du faire un brouillon.

Dernière chose avant de partir qui a son importance capitale, et c’est la petite originalité du blog. Vous verrez un petit player dans chaque article, il faut absolument le lancer avant de lire l’article. Je m’explique : je suis incapable de vivre et donc d’écrire sans musique. La musique que l’on écoute influe énormément sur le ton, le sujet, et la manière d’écrire sur ce que l’on ressent. Ces petits player nous permettront d’être sur la même longueur d’onde.

Euhhh, vous l’aurez remarqué après l’avoir cherché pendant plus d’une demi-heure, il n’y a pas encore les players qui rendent ce blog si mirifiquement original, étant un peu une bleusaille, un novice, un lapin de 6 semaines dans le monde blogolistique, je ne sais pas encore installer un player. Mais pas de soucis, j ai plein de potes super geek qui vont se faire un plaisir de me donner un coup de main.

Ciao

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